UNE EVOLUTION

La compagnie Exto-Colossal n’est pas née avec ce nom-là. Comme les humains, elle a grandi et au fur et à mesure de son évolution, ses choix, son ancien nom ne semblait plus coller. Parce que, au début, la cie Exto-Colossal s’appelait Cie Ecknobul. Elle fut fondée en 2005 et vit très rapidement la naissance de son premier spectacle Le Cirque du miroir, spectacle de clown et de poésie basé sur le travail du moment et de l'improvisation clownesque. Dès sa création, la compagnie a eu la chance de faire plusieurs rencontres avec différents artistes de cirque et de mouvement et de s’essayer à différents styles de dynamique comme le théâtre de rue, le cirque et les chapiteaux, les scènes classiques, les arts plastiques, etc. C'est avec des essais et des travaux dans ces différentes disciplines que le chemin artistique de la compagnie qui s’appelait encore a l’époque Ecknobul a vu le jour. Elle était devenue une compagnie multidisciplinaire mélangeant différents styles, mais toujours dans l’esprit du jeu comme amusement. C’est parce qu’elle a plusieurs cordes à son arc qu’il est difficile de la cataloguer dans un style préci. Mi-2011, comme une envie d’affirmer son évolution, elle prit le nom de Exto-Colossal. Il est encore compliqué d’expliquer pourquoi ce changement, disons qu’il s’est fait tout naturellement, et maintenant, on assume.


LES OBJECTIFS ARTISTIQUES DE LA COMPAGNIE

Tout le travail de la compagnie se base sur une désacralisation du théâtre, visant à mettre en scène l’envers du décor. Ce travail met en avant le principe du comédien technicien, jouant son rôle un instant et devenant technicien lumière extérieur l’instant d’après. Cette double casquette permet de montrer au public les mécanismes d’une représentation. Jeux d’éclairage, enchaînements de musiques et bruitages seront donc assurés par les comédiens eux-mêmes sous les yeux des spectateurs. C’est ce principe de désacralisation qui donne au comédien une énorme liberté de jeu, ce qui fait de lui le point central de chacune des créations de la compagnie. Cette liberté et cette possibilité de sortir de son personnage lui permet d’avoir une relation directe et franche avec le spectateur ce qui rend son jeu plus simple et plus sensible. Cette interactivité comédien-public permet d’inclure le spectateur au sein même du jeu et de faire en sorte qu’il devienne, lui aussi, un membre clé de l’action.

Les espaces ont aussi une grande place dans le travail de la compagnie. Les représentations peuvent se donner tant dans une cour, une ruelle, sur un lac, dans une salle de cinéma, de concert que dans une salle de théâtre traditionnelle. Cette adaptation au lieu fait en sorte que chaque représentation est unique et originale. Celle-ci demande au comédien une perpétuelle écoute de son environnement et lui permet de rentrer en dialogue avec son public et d’avoir une liberté d’action dans cet espace. Tant au niveau géographique qu’au niveau scénique, le comédien est continuellement mis en danger. Ce danger perpétuel rend le jeu des acteurs plus franc, plus direct, plus sensible et permet ainsi de ne pas tomber dans la monotonie.


UNE VISEE INTERNATIONALE

La compagnie éprouve aussi le désir de tisser un lien culturel entre les pays francophones du monde entier. C’est dans cette optique qu’elle multiplie les collaborations avec les pays francophones en allant jouer dans les pays concernés mais également en travaillant avec ceux-ci sur des projets communs. Ainsi, elle n’a pas hésité à faire des performances chez elle, en France, mais aussi en Belgique, en Suisse. Elle a également survolé l’Atlantique pour se rendre au Québec avec la compagnie Sur Le Fil et n’a pas hésité à faire un voyage dans le sud afin de se rendre en Afrique, au Burkina Faso, pour brasser les cultures et s’enrichir à travers divers projets.


Vous pouvez télécharger l'historique 2005 - 11 ICI.